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Astuces Beauté, Santé et Maison

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Alzheimer : enfin l’espoir d’un traitement ?

Publié par sarah sur 24 Octobre 2016, 19:17pm

Catégories : #santé naturelle

 

Deux équipes différentes ont réussi à freiner la progression de la maladie d’Alzheimer. Si la première a travaillé sur un modèle animal, la seconde a développé un médicament qui a passé avec succès des tests prémiminaires chez l’homme.

Avec le vieillissement de la population, la maladie d’Alzheimer est annoncée comme l’un des fléaux du siècle. Pourtant, quelques bonnes nouvelles commencent à arriver. En février dernier, des travaux franco-américains laissaient entrevoir un ralentissement de son expansion. Puis, aux mois d’août et de septembre successivement, deux nouvelles études ont fait naître l’espoir d’un traitement.

La première, menée par l’équipe de Kuo-Fen Lee, de l’institut Salk, en Californie, a montré, chez des rongeurs, qu’augmenter la production d’une molécule, la neuréguline, par le cerveau améliore les troubles cognitifs et fait baisser la concentration de plaques amyloïdes. Ces plaques sont des agrégats anormaux de protéines – les peptides bêta-amyloïdes –, qui étouffent les neurones et perturbent leurs communications en envahissant les synapses. Quant à la neuréguline, les chercheurs pensent qu’elle agit par plusieurs mécanismes, notamment en déclenchant la production d’enzymes qui dégradent ces agrégats protéiques.

Dans la seconde étude, une équipe américano-suisse a aussi réussi à ralentir le déclin cognitif et à nettoyer le cerveau des plaques amyloïdes qui l’envahissaient, mais cette fois chez des patients humains  ! Pendant un an, les chercheurs ont injecté une fois par mois un anticorps de leur fabrication, nommé aducanumab, à 165 personnes à des stades précoces de la maladie d’Alzheimer. Des essais précliniques sur des souris avaient révélé que ces anticorps sont capables de franchir la barrière hémato-encéphalique, qui isole la circulation sanguine du reste du cerveau, et qu’ils font disparaître jusqu’à 70 % des plaques amyloïdes.

Aider le système immunitaire à nettoyer le cerveau

Chez l’homme, les images de contrôle réalisées par tomographie par émission de positron ont aussi révélé une régression des plaques amyloïdes, d’autant plus importante et rapide que les doses d’anticorps étaient élevées. Mieux  : les patients traités avec les anticorps ont obtenu de meilleurs scores aux tests évaluant les capacités cognitives que ceux ayant reçu un placebo.

Les anticorps agiraient en se fixant sur les plaques amyloïdes, qu’ils rendraient reconnaissables par les macrophages du système immunitaire – de grosses cellules qui avalent et détruisent les éléments nocifs à l’organisme. C’est un peu comme si on posait des marques sur les agrégats protéiques pour signaler à notre propre système immunitaire de les détruire.

Des essais à large échelle sont nécessaires

Les chercheurs restent cependant prudents  : ce n’est pas la première fois qu’une molécule remporte des succès préliminaires dans la lutte contre Alzheimer, avant d’échouer ensuite. Des essais cliniques de bien plus large échelle restent à mener pour vérifier l’efficacité des anticorps. Ces essais à large échelle, dits de phase 3, sont en cours de lancement. En outre, il faut encore trouver le bon dosage pour limiter au maximum les effets secondaires – certains patients de l’essai clinique souffraient notamment de maux de tête.

Néanmoins, l’enthousiasme est palpable. Pour David Allsop, professeur de neurosciences à l’université de Lancaster, «  ces découvertes pourraient tout changer si les effets sur le déclin de la mémoire sont confirmés.  »

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Kim 25/10/2016 02:44

Tant mieux ! Je ne souhaite à personne de voir un être cher souffrir de cette maladie horrible !

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