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Astuces Beauté, Santé et Maison

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Émettre de gaz pour pouvoir manger après une chirurgie: un rituel en voie de disparition

Publié par sarah sur 4 Mars 2016, 10:42am

Catégories : #s

Émettre de gaz pour pouvoir manger après une chirurgie: un rituel en voie de disparition

Photo: Francetv info

Toute intervention chirurgicale, met le corps à dure épreuve, et le rétablissement est parfois atroce. Après le réveil « cognitif » après l’anesthésie, vient le réveil intestinal qui ne manque pas d’importance. Si vous avez été opéré, vous avez été surement obligé de répondre à une question un peu frustrante sur l’émission des gaz. Une condition impérative pour pouvoir manger après une chirurgie. Néanmoins, il parait que ce rituel est en voie d’extinction.


A l’Institut Mutualiste Montsouris, à Paris, le patient n’est plus obligé d’aller au bloc sur un chariot. C’est moins frustrant non? Le patient quitte sa chambre à pieds, sans devoir supporter le malaise d’être allongé sur un brancard, c’est moins protocolaire. Après, il se détend sur un fauteuil et c’est son chirurgien qui vient le chercher. Ça fait partie de tout un protocole pour permettre de réduire au maximum l’impact de l’intervention sur le patient, le réconforter et faciliter les suites. Le Dr Christine Denet, chirurgien, affirme : « rester debout, c’est important. Le patient est au même niveau que les soignants. Il est habillé presque comme nous. Donc, il n’y a pas de différence, il n’est pas allongé. Il n’est pas passif. »


Une anesthésie sur mesure!


L’induction et l’entretien anesthésiques sont d’une importance notable pour pouvoir enchaîner avec ce qui précède. Ce protocole implique l’utilisation de produits dont la durée et la dose sont bien ajustées au besoin du patient. « Ce qui est important, c’est de ne pas faire trop d’anesthésie. Si on met trop de produit pour endormir les patients, il y a une accumulation dans le corps et le patient met plus de temps pour se réveiller. » explique l’anesthésiste, le Dr Anne-Elisabeth Bossard à Allo docteur.


Pour une chirurgie digestive lourde, on ne peut pas se lasser d’une anesthésie profonde. Cependant, grâce à la cœlioscopie, qui évite les grandes cicatrices, les suites postopératoires ont pu être recyclées! Pour le Dr Christine Denet, « la cœlioscopie a aussi permis de lever des tabous, des habitudes où on n’osait pas nourrir les gens. On avait peur qu’ils vomissent, qu’ils fassent une occlusion, que la suture ne tienne pas… On sait rendu compte que c’était possible, que le patient supportait très bien. Et non seulement c’était possible, mais cela permettait un meilleur confort du patient. »


Faire marcher le patient quelques heures après


Le patient pourrait alors marcher quelques heures après l’opération et effectuer ces premiers pas sous les yeux de l’anesthésiste voire même sur ordonnance! Car le lever précoce est très bénéfique pour un rétablissement rapide. Il faut tout simplement éviter les mouvements trop brusques et aller en douceur. Selon le Dr Anne-Elisabeth Bossard, le fait de reprendre une activité physique et musculaire d’une façon anticipée favorise la diminution des complications notamment les phlébites. « On s’est aperçu dans les études qui ont été faites sur la réhabilitation que les gens étaient moins fatigués, que la qualité de sommeil était meilleure. Et tout ça assez rapidement après les interventions. » explique-t-elle.


Ce rétablissement rapide est facilité par une collation fournit dès le premier soir. Oui! Les chirurgiens ne laissent plus leurs patients attendre la régénération du transit intestinal pour qu’ils puissent manger.

Alain, un patient qui a été opéré pour un motif digestif, a suit tout ce protocole, et fait maintenant la preuve qu’on peut y arriver. Il devrait quitter l’hôpital dans quatre jours au lieu d’une semaine auparavant. Il devrait aussi remplir scrupuleusement un carnet de bord précis chez lui sur sa douleur et sa qualité de vie dans le but de compléter les séances du suivi postopératoire.

source:http://actumedecine.com/

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